Vitamine D : une supplémentation indispensable pour ton bébé même après 18 mois

vitamine D

 

 

La vitamine D est recommandée par les pédiatres dès la naissance des bébés. On n’y pense pas toujours, car notre corps en fabrique naturellement grâce à l’exposition au soleil. Mais pour les nourrissons, c’est différent, ils ne sont pas encore capables d’en synthétiser seuls. 

Mais à quoi sert-elle vraiment ? Où la trouver ? Pourquoi une supplémentation est-elle nécessaire, même quand on diversifie bien son bébé ? Et pourquoi faut-il continuer cette supplémentation durant toute l’enfance ? 

 

Qu’est-ce que la vitamine D

La vitamine D est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire qu’elle se trouve dans les matières grasses des aliments.

La vitamine D joue un rôle clé dans :

  • La croissance osseuse et une bonne santé des dents : elle permet une bonne fixation du calcium et du phosphore sur les os.
  • La régulation du calcium et du phosphore dans le sang. 
  • Le bon fonctionnement du système immunitaire.
  • La prévention du rachitisme (une maladie osseuse qui touche les jeunes enfants en carence)

Il existe trois façons de couvrir les besoins en vitamine D : l’exposition au soleil, l’alimentation ou la supplémentation médicamenteuse. 

 

Pourquoi les bébés en manque ?

La vitamine D est synthétisée par notre corps… à condition d’avoir suffisamment de soleil ! Or les bébés sont peu exposés au soleil (et c’est normal !) et leur alimentation ne couvre pas suffisamment leurs besoins. De plus, le lait maternel, bien qu’excellent, est naturellement pauvre en vitamine D.

C’est pourquoi les autorités de santé recommandent une supplémentation dès la naissance et tout au long de sa croissance, jusqu’à la fin de l’adolescence que ce soit pour l’enfant qui est allaité ou non et diversifié ou non. 

À lire aussi : Les besoins en fer des bébés

 

Quels sont les besoins en vitamine D ?

Les recommandations officielles du PNNS (Programme National Nutrition Santé) sont :

  • De 0 à 2 ans : 400 à 800 UI (unités internationales) par jour
  • Au-delà, selon l’exposition solaire et l’alimentation, la supplémentation est ajustée.

Toujours suivre les indications de votre pédiatre : le dosage peut varier selon que votre bébé est allaité ou non, ou selon la saison.

Ces apports sont à prendre au sérieux puisque les carences en vitamine D sont fréquentes et peuvent avoir de vraies conséquences. Cela peut entraîner une faiblesse musculaire, des troubles osseux comme le rachitisme (responsable de déformations), ou encore des retards de croissance, une fragilisation de la masse osseuse… ce qui augmente le risque de fractures.

C’est pour toutes ces raisons que dès lors de la sortie de la maternité, une supplémentation est prescrite.  Il est conseillé de favoriser les médicaments aux compléments alimentaires pour prévenir le risque de surdosage.

Au contraire, un excès en vitamine D peut aussi provoquer une hypercalcémie (= un taux de calcium dans le sang trop élevé) pouvant provoquer la calcification de certains tissus et des troubles cardiologiques et rénaux. L’excès d’apport en vitamine D peut aussi entraîner d’autres troubles tels que des maux de tête, des nausées, des vomissements, une perte de poids ou encore une fatigue intense.

 

Où trouve-t-on naturellement de la vitamine D ?

Même si la supplémentation est indispensable chez les tout-petits, certains aliments en contiennent naturellement :

  • Le poisson gras (saumon, sardine, hareng, maquereau…)
  • Le jaune d’œuf
  • Le foie
  • Certains produits laitiers enrichis en vitamine D 
  • Certains champignons : girolles, cèpes, morilles, shiitake…
  • Certaines céréales enrichies en vitamine D

Ces aliments peuvent être intégrés progressivement dès 4-6 mois lors de la diversification, selon l’âge de l’enfant.

 

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Source :
Vitamine D : pourquoi et comment assurer un apport suffisant ? (ANSES, 2022)
Vitamine D chez l’enfant : recourir aux médicaments et non aux compléments alimentaires pour prévenir le risque de surdosage (ANSES, 2021)
Complément alimentaire : Vitamine D (Vidal, 2023)

Margot BILLEAU – diététicienne nutritionniste